À l’ère où les services municipaux semblent avoir été complètement dépassés par différentes formes d’auto-organisation citoyenne, la ville française de Nancy lance une application interactive qui porte la promesse d’une reconfiguration du tissu urbain par la mobilité.
L’idée d’un dialogue entre la ville et ses occupants n’est pas nouvelle, et s’inscrit dans un mouvement global de réappropriation des espaces et lieux publics par ceux qui en sont les détenteurs légitimes. Le peuple, souverain, les citoyens, les usagers des espaces montent en puissance, s’organisent.
Devant les casseroles, guerilla gardening, et autres occupy, on ne peut qu’applaudir les institutions qui, de par le monde, semblent vouloir se joindre au mouvement. Voilà déjà, en quelque sorte, le germe d’une bureaucratie véritablement créative.